Rituels et mindset

🌙 « Comme on fait son lit on se couche » : ce dicton m’inspire une suite : comme on se couche on passe sa nuit, comme on passe sa nuit on se lĂšve et comme on se lĂšve on passe sa journĂ©e.

😮L’état physiologique et Ă©motionnel dans lequel nous nous trouvons au moment du coucher conditionne la qualitĂ© de notre sommeil, et nous savons comme cette qualitĂ© est prĂ©cieuse.

Elle conditionne en effet Ă  son tour l’état dans lequel nous allons ouvrir les yeux et apprĂ©hender une nouvelle journĂ©e qui commence, et de la mĂȘme maniĂšre, la façon dont nous allons percevoir notre journĂ©e dĂ©pendra de notre mindset quand nous la commençons.

C’est lĂ  que les rituels ont tout leur intĂ©rĂȘt :

  • Si par exemple, tous les soirs, avant de vous coucher, vous prenez quelques minutes pour passer en revue votre journĂ©e, et retenir (mentalement ou encore mieux, par Ă©crit) les trois moments qui vous ont fait plaisir, fait kiffer, vous prĂ©parez votre corps et votre esprit Ă  se reposer dans une Ă©nergie positive. 🙂
  • Si, par exemple, vous vous habituez au moment d’ouvrir les yeux tous les matins, Ă  sourire, parce que vous vous sentez heureux d’avoir une nouvelle journĂ©e Ă  vivre, chanceux et reconnaissant d’ĂȘtre simplement vivant, alors sortir du lit ne sera plus une difficultĂ©.
  • Si, par exemple, tous les matins, avant d’entrer en interaction avec le monde extĂ©rieur, TV, radios, et autres tĂ©lĂ©phones et rĂ©seaux, ou les autres, vous vous accordez un moment, mĂȘme cinq minutes, juste avec vous, pour vous connecter Ă  votre monde intĂ©rieur et prĂ©parer mentalement votre journĂ©e, alors vous aurez un esprit clair et apaisĂ© pour dĂ©marrer la journĂ©e. 🙏

J’ai, depuis plus de deux ans maintenant, compris l’importance de maintenir des rituels quotidiens pour dĂ©marrer et clĂŽturer chaque journĂ©e. Il n’y a plus de place au doute sur le sujet pour moi.

Cependant, je n’arrivais pas Ă  passer le rituel de la douche froide.

Finir sa douche Ă  l’eau froide est, Ă  ce qu’on m’a dit, vivifiant, Ă©nergisant et garant d’une belle productivitĂ© pour la journĂ©e.

Mais je n’y arrivais pas.

Je disais : non mais chacun trouve les rituels qui lui parlent, qui lui conviennent. Pour certains c’est la mĂ©ditation, pour d’autres une course matinale, ou une sĂ©ance de yoga. Qu’importe, l’essentiel est de rythmer le dĂ©marrage et d’envoyer le message adĂ©quat Ă  nos cerveaux.
Mais, bien sĂ»r, au fond du moi, vraiment au plus profond, je savais que je me cherchais une excuse, j’esquivais.

MAIS POURQUOI DONC ?

J’ai dĂ©cidĂ© d’affronter cette histoire une bonne fois pour toute et de gratter mĂȘme si ça fait mal (c’est un peu ma spĂ©cialitĂ© vous me direz, alors on n’est jamais mieux servi que par soi-mĂȘme).

En fait, j’ai une peur bleue de la sensation de froid.

Quand l’hiver, je me glisse dans les draps et qu’ils sont froids, pendant les deux dizaines de secondes nĂ©cessaires Ă  l’atteinte d’une tempĂ©rature disons agrĂ©able, j’ai une pensĂ©e systĂ©matique pour ceux qui dorment dehors.

Mon cerveau associé systématiquement la sensation de froid à celle de la misÚre, de la pauvreté, du manque.

J’ai grandi Ă  la campagne dans un pays oĂč il n’y a pas de chauffage central, ni de radiateur Ă©lectrique, ni de chauffe-eau, la douche se prenait avec quelques casseroles d’eau bouillie sur un rĂ©chaud deux feux, et seuls les pulls en laine et les couvertures permettaient d’avoir chaud.

ALORS ?
Alors la sensation de froid m’amĂšne Ă  cette pĂ©riode de disette et de manque et mon cerveau et mon corps, se bloquent.

DONC ?
Donc ce sera un sérieux challenge.
Parce que se lever une heure plus tĂŽt que tout le monde ne me demande pas tant d’efforts que ça.
Parce que rester en mĂ©ditation pendant une heure, ce n’est pas une difficultĂ© pour moi, c’est un plaisir, j’ai hĂąte de retrouver tous les jours.
Parce que ma sĂ©ance de yoga est un moment privilĂ©giĂ© mĂȘme dans l’effort.

Mais le froid, ça c’est une Ă©preuve pour moi.

DONC ?!
Donc, on y va, on serre les dents, on procĂšde par Ă©tapes, et on dĂ©monte cette croyance que l’eau froide c’est le manque et la misĂšre.

Tous les jours, j’ai la mĂȘme apprĂ©hension au moment de tourner le robinet du rouge vers le bleu, et tous les jours, je prends une longue inspiration, et je me dis que c’est moi qui ai le contrĂŽle.

Et … Bon sang ça rafraĂźchit les idĂ©es, dans tous les sens du terme.

Mais alors, je peux vous garantir, que tous les jours, je suis fiĂšre, et mon corps s’habitue, et mon cerveau comprend petit Ă  petit et pas un seul jour ne passe sans que je le fasse.
Me donnant ainsi, en plus de l’Ă©nergie, le coup de fouet qui me rappelle que ce n’est pas parce qu’on a peur que c’est vrai.
C’est ainsi, nous sommes programmĂ©s pour croire ce que nous pensons et ressentons.

Heureusement, sinon on serait tous fous (ça reste Ă  vĂ©rifier quand mĂȘme que nous ne le sommes pas !).
Mais quand ce que nous pensons, ressentons et donc croyons ne nous rend pas service, quand ce n’est pas dans le systĂšme de notre grandissement, de notre dĂ©veloppement alors …

đŸ’Ș Alors nous devons remplacer ces croyances, qui nous limitent, par des croyances qui nous Ă©lĂšvent.

Et c’est un travail QUOTIDIEN.
Ne vous y trompez pas.
La douche froide, ça compte seulement quand c’est tous les matins.

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